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16 mars 2017
Newsletter 31f

  Arrêt sur image  
 

Ernest Biéler

L’Eau mystérieuse, 1911

 
 
 
Jeudi 23 mars à 12h30, entrée libre
   

De Savièse à Versailles

Catherine Lepdor, conservatrice en chef, commente le portefeuille des études réalisées par Ernest Biéler pour L’Eau mystérieuse, son chef-d’œuvre symboliste.

En 1909, l’artiste vaudois compte marquer un grand coup au Salon de la Société nationale des beaux-arts à Paris, persuadé que ses scènes de la vie rurale à Savièse ne suffiront pas à la reconnaissance de son talent. Il imagine alors une scène située dans un passé de légende. Sa représentation de treize princesses de type botticellien réunies pour se mirer dans des eaux sombres puise à des thèmes largement répandus dans la littérature décadente : le jardin versaillais, le merveilleux, une relecture au féminin du mythe de Narcisse. Les costumes sont l’objet d’une inventivité particulière, empruntant au répertoire historique, mais aussi à la mode contemporaine.

La conférence retracera les étapes qui ont conduit à cette œuvre monumentale et magistrale, précédée de quantité d’esquisses et d’études, au crayon ou aquarellées, et enfin achevée en 1911. Des compositions antérieures, mettant en scène elles aussi des cohortes féminines, seront convoquées en comparaison : des toiles symbolistes, Les Feuilles mortes et Les Sources, et des grands décors, le plafond du Victoria Hall à Genève et le projet pour la décoration de la cage d’escalier du Tribunal fédéral de Montbenon à Lausanne.

Images:
Haut/ Esquisse pour L'Eau mystérieuse, vers 1909. Crayon et aquarelle sur papier, 28,7 x 66 cm
© mcb-a, dépôt à long terme d’une collection particulière, 2008

Bas/ L'Eau mystérieuse, 1911. Tempéra sur papier marouflé sur toile, 146,3 x 376,4 cm. Détail
© Musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne, dépôt de la Fondation Gottfried Keller, 1913

 
 
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